Lettre d'Alphonse Bordeleau
écrite le 27 mars 1911 à Sir Wilfrid Laurier
Stanfold, 27 Mars 1911
A L'Hon. Sir W. Laurier
Premier Ministre du Canada
OttawaCher Monsieur Laurier
Que je désirerais d'être capable de vous exprimer ma pensé pour pouvoir vous remercier bien sincèrement du trouble que vous vous êtes donné au milieu de vos grandes occupations pour me faire obtenir la position que je vous avais demandé. Je suis heureux de vous dire que l'on m'a notifié que je serais nommé.
C'est par votre bonne recommandation que je suis nommé, vous avez fait plaisir à un vieux libéral qui se rappellera longtemps du beau nom de l'Hon. Sir W. Laurier, que j'ai toujours admiré, encore une foi merci. Encore un mot si vous me le permettez, je ne voudrais pas être long. Nous avons été content lorsque vous avez nommé le Sénateur Lavergne vous avez fait comme toujours récompenser l'homme de mérite car sa été un rude batailleur dans le comté et il avait bien gagné ces épaulettes.
Encore un mot, et c'est tous. Mon ami J.E. Perreault qui a fait la lutte ici pour le notaire et pour Paul. C'est cela qui a été une partie de la cause de sa défaite. C'est un homme de grande valeur c'est bien malheureux qu'il est été battu. Je crois qu'il doit y avoir des Juges de nommé.
Nous les bons libéraux nous serions bien aise de voir notre homme monter sur le banc afin de montré à nos adversaires que nous avons lutter pour un homme de grande valeur et un des meilleurs avocats du district et qui mériterait certainement après les luttes qu'on lui a fait de faire un bon Juge. Je vous demande bien excuse et pardon si je dis quelque chose ou quelques mots mal choisis dans ma lettre. Je n'ai pas l'instruction voulu. Mais je crois que vous verrez que je veux vous donner nos sentiments à l'égard de nos amis car rien n'est plus beau que le mérite récompenser.
Croyez moi Mon Cher Monsieur Laurier comme toujours votre tout dévoué et sincère ami et serviteur
(signé) Alph. Bordeleau
(Encore une fois
Merci)
Ottawa, le 28 mars 1911.
Mon cher Bordeleau,
J'ai votre lettre du vingt-sept. Vous ne me devez aucuns remerciements; j'ai été trop heureux de pouvoir reconnaître quelque peu votre dévouement constant au parti.
Perrault en effet est un excellent avocat et il devrait faire un excellent juge.
Croyez-moi bien toujours,
Mon cher Bordeleau,
Votre tout dévoué,M. Alphonse Bordeleau,
Stanfold, P.Q.
(bobine C902, vol. 674, MG26G, p. 183903a-183903e)
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