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L'histoire
Quatre noms sont associés à la découverte d'or au Klondike: George et Kate Carmack, et les
Amérindiens Skookum Jim et Tagish "Dawson" Charlie. La nouvelle se répand et provoque le phénomène
de la ruée vers l'or du Klondike. Attirés par les possibilités miroitantes du Klondike, au
coeur d'une décennie morose, plus de 100 000 hommes et femmes se mettent en route vers
le Yukon. Déjà en 1899, la ruée vers l'or est chose du passé, mais cette épopée marque
à jamais le Yukon. Elle continue jusqu'à aujourd'hui d'exercer sa fascination et d'enflammer
l'imagination de tous ceux qui possèdent un tant soit peu l'esprit d'aventure.
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 Vue agrandie |
Le dessin
La pièce de 100 $ en or de 1996 commémore le centenaire de la première grande découverte
d'or au Klondike. Le revers de la pièce, dont le dessin est l'oeuvre de l'artiste canadien
John Mantha, vous invite à revivre par l'imagination une aventure légendaire fondée sur la
puissance et l'attrait de l'or. L'avers porte l'effigie de Sa Majesté la reine Elizabeth II
par Dora de Pédery-Hunt.
La pièce de monnaie
Cette pièce contient 58,33 % d'or pur et 41,67 % d'argent pur. Elle pèse 13,338 grammes, dont
7,775 grammes (¼ d'once troy) d'or, et mesure 27 mm de diamètre.
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 Vue agrandie |
Le voyage de Majorique
Majorique Bordeleau (1869-1954) entend parler de la découverte d'or au Klondike et forme vite le projet
de s'y rendre. Ses ambitions dépassent cependant ses moyens, et il doit emprunter la somme de 500$ de son
cousin Gédéon Jacob pour bien s'équiper. Lui et plusieurs garçons de St-Stanislas, dont son cousin Léopold
Jacob, entreprennent donc à l'automne 1897 le long périple vers le Yukon. D'abord en train jusqu'à Edmonton,
Alberta; puis, ils construisent des radeaux, des canots et des rames afin de continuer leur voyage. Ils subsistent
surtout grâce à la pêche et à la chasse; pris de court par un hiver hâtif, ils bâtissent une cabane de bois
rond pour se protéger des éléments. Lorsqu'ils arrivent en Alaska au début juin 1898, tous sont malades de scorbut;
ils doivent s'acheter des oranges à 10$ l'unité. Les ravages de la maladie sont déjà trop avancés et ils en perdent
toutes leurs dents. Ils triment dur dans les mines d'or, et réussissent à économiser une bonne somme. À son retour en
1902, Majorique peut faire éduquer son fils Jean-Albert au séminaire de Trois-Rivières. De cette grande aventure,
Majorique en rapporte des souvenirs inoubliables, ainsi qu'une montre en or qu'il porte fièrement pendant plus de
cinquante ans. |