Région de Kingston,
Ontario, Canada
La cité de Kingston est au coeur d'une région élargie qui comprend maintenant, depuis le fusionnement de 1998, les anciens cantons de Kingston et de Pittsburgh. Selon le recensement de 1991, la population totale de cette région (120 060 personnes, dont 4 050 francophones) en fait le plus grand centre urbain entre Montréal et Toronto. Elle bénéficie d'un climat tempéré dû en grande partie à son emplacement stratégique (44°13' N, 76°36' O) au confluent du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent.
Tout a débuté en 1673 quand Robert Cavelier de La Salle, agissant au nom du comte de Frontenac, alors gouverneur de la Nouvelle-France, choisit le site de Cataracoui pour y construire un poste de traite fortifié défendu par une petite garnison. Trois ans plus tard, le fort est agrandi en pierres et on ajoute une école, une chapelle et d'autres édifices. Quelques familles défrichent les alentours et y font pousser la nourriture nécessaire pour subvenir à leurs besoins ainsi qu'à ceux des habitants du fort. Ce chapitre de l'histoire a duré 85 ans sous le régime français, mais il s'est refermé brusquement au moment de la capture du fort en 1758 par le lieutenant-colonel John Bradstreet.
Kingston a célébré en 1996 son 150e anniversaire d'incorporation en tant que cité, laquelle a maintenant réalisé un heureux mélange entre l'ancien et le moderne. D'élégants édifices en pierre calcaire se dressant le long d'imposants immeubles à appartements lui ont mérité le surnom de «ville du calcaire». Il existe ici une longue tradition de construction de navires, laquelle se poursuit par une firme telle que MetalCraft Marine qui a fourni récemment des bâteaux à la Garde côtière canadienne.
Kingston s'enorgueillit à juste titre que la Marine canadienne ait nommé en son honneur la classe de navire «Kingston» pour une série de douze navires de défense côtière. Le premier navire de cette classe, le NCSM Kingston a été mis en service en 1995.
Plusieurs industries internationales se sont établies dans le Kingston métropolitain et y produisent des fibres synthétiques, de la tôle d'aluminium, des câbles de communications et des pièces d'auto. De plus, certaines de ces industries ont investi fortement dans le domaine de la recherche. La région représente aussi un important centre éducatif où il est possible de poursuivre son éducation entièrement en langue française, que ce soit au secteur public, ou dans le système confessionnel. Par la suite, les élèves peuvent poursuivre leurs études au Collège d'arts appliqués St. Lawrence, à l'université Queen's, ou bien au Collège militaire royal / Royal Military College, une université complètement bilingue qui est l'hôte des Célébrations régionales du patrimoine depuis 1995. De plus, le collège a accueuilli en juillet 1997 la Célébration nationale où des élèves de la plupart des régions du pays s'étaient donné rendez-vous!
Les visiteurs et les résidents bénéficient à l'année longue d'une grande variété d'événements de toutes sortes. Depuis trois-quart de siècle, il se tient en février une compétition de hockey avec une rondelle carrée qui oppose le CMR/RMC à l'académie militaire américaine de West Point. Toute l'année durant, les visiteurs ont accès à plusieurs musées, dont le Musée maritime des grands lacs
qui compte parmi mes favoris. Durant la période estivale, on peut participer aux Journées de Folklore ou de Compétition à voile
, ou encore assister au Festival Busker
et au Festival de jazz CAN-AM. La garde du fort Henry
recrée les manoeuvres militaires du 19e siècle et réjouit chaque semaine les spectateurs lors de leur Cérémonie du crépuscule. Pour ceux qui préfèrent la télé, vous pouvez consulter le télé-horaire
«en ligne».
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Commentaires: bordeleauc@hotmail.com