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Testament de Michel Bordeleau
St-Stanislas, 26 oct. 1873, âgé de 74 ans
décédé le 19 février 1884
N° 23,229
Enregistré à une heure P.M. le quinze juillet,
mil huit cent quatre vingt quatre.
G.H. Dufresne,
Reg.
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Par devant Antoine Joseph Lacoursière, Notaire Public pour la Province de Québec résidant
dans le District des Trois-Rivières en la paroisse de St Stanislas, soussigné, et les témoins ci-
après nommés et soussignés. Fut présent Monsieur Michel Bordeleau, cultivateur
demeurant en la dite paroisse de St Stanislas. Lequel étant sain de corps, d'esprit, mémoire, jugement
et entendement ainsi qu'il est apparu aux dits Notaire et témoins par ses paroles, discours,
gestes et maintien, a, dans la vue de la mort et craignant d'en être prévenu avant d'avoir mis
ordre à ses affaires, et disposer des biens qu'il a plu à Dieu de lui départir, fait, dicté et
nommé au dit Notaire soussigné, les dits témoins présents, son présent testament et
ordonnance de dernière volonté, ainsi qu'il suit:
Premièrement, comme chrétien Catholique Romain, le dit Testateur a recommandé son âme à Dieu Père,
Fils et St Esprit, le priant de lui faire miséricorde et de l'admettre au nombre des bienheureux.
Secondement, veut, désire et ordonne le dit Testateur, qu'après sa mort ses dettes soient payées et
torts par lui faits, si aucuns se trouvent réparés par son Exécuteur testamentaire ci-après nommé.
Troisièmement, veut, désire et ordonne le dit testateur qu'après sa mort son corps soit inhumé
dans le cimetière de la paroisse où il décédera, et qu'il soit chanté sur son corps le jour de
l'enterrement s'il est possible, ou le plus prochain jour en suivant, un service commun et
ordinaire, et un autre semblable service anniversaire au bout de l'an de son décès, et de plus
qu'il soit dit, dans le cours d'un an après son décès la quantité de cent messes basses de
requiem pour le repos de son âme.
Quatrièmement, donne et lègue le dit testateur, à Monsieur Marcel Bordeleau, son fils,
cordonnier, demeurant en la dite paroisse de St Stanislas, la propriété et jouissance de tous ses
biens, tant meubles que propres, acquêts et conquêts immeubles, dettes actives, argent monoyé
et autres choses généralement quelconques, qui se trouveront lui être et appartenir au jour et
l'heure de son décès en quelques lieux et endroits qu'ils se trouveront dûs, assis et situés et à
quelques sommes qu'ils puissent se monter sans aucune exception ni réserve quelconque, lequel dit
Marcel Bordeleau, le dit Testateur le fait et institue pour son héritier et son légataire
universelle, pour par lui jouir, faire et disposer de tous les dits biens en pleine propriété en vertu
du présent testament, car telle est la volonté du dit testateur. Et pour exécuter et accomplir le
présent testament, le dit testateur a nommé et nomme la personne du dit Marcel Bordeleau, son dit
fils, pour son héritier, son légataire universel et son Exécuteur testamentaire, qu'il prie de bien
vouloir en prendre la peine et lui rendre ce dernier service d'amitié, entre les mains duquel il se
démêt, dévêt et dessaisit de tous les dits biens suivant la coutume, révoquant et annullant tous autres
testaments et codiciles qu'il pourrait avoir fait avant le présent testament, auquel seul il s'arrête,
comme étant sa vraie intention et ordonnance de dernière volonté.
Ce fut ainsi fait, dicté et nommé au dit Notaire soussigné, les dits témoins présents au dit
lieu de St Stanislas, en la demeure du dit testateur le vingt-sixième jour du mois d'Octobre en
l'année de Notre Seigneur mil huit cent soixante et treize, sous le Numéro deux mille deux cent
soixante et six, en présence de Messieurs Joseph Côté, Boulanger et François Xavier Côté,
colleur résidant en la dite paroisse de St Stanislas, témoins pour ce appelé qui ont signé avec
nous Notaire, après que le présent testament a été lu, au dit Testateur, en présence des dits
témoins, et qu'il eu déclaré en leur dite présence l'avoir bien entendu et compris, et y a
persisté en déclarant ne savoir signer de ce enquis, après lecture faite.
( Signé )
Joseph Côté,
F. X. Côté,
A. J. Lacoursière N. P.
Vraie copie de la minute des présentes demeurée de record en mon Étude.
A. J. Lacoursière N. P.
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Affirmation de Marcel Bordeleau
faite le 15 juillet 1884
N° 23,230
Enregistré à neuf heures A.M. le seize juillet,
mil huit cent quatre vingt quatre.
G.H. Dufresne,
Reg.
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En conformité à l'article 2098 du Code civil du Bas-Canada, je déclare que Mr Michel Bordeleau,
mon père, est décédé le dix-neuf Février, dernier (1884) et que les biens immeubles délaissés par lui,
consistent en la juste moitié indivise d'une terre située en la paroisse de Saint Stanislas, sur le côté ouest
de la rivière Batiscan, connue et distinguée par le lot Numéro cinq cent cinquante (550) sur le plan et dans
le livre de renvoi officiels pour la dite Paroisse de St Stanislas; lesquels biens m'ont été légués par le
testament ci-dessus et autres parts, écrit. En foi de quoi j'ai signé les présentes en la Paroisse de
Ste Geneviève de Batiscan, ce quinze juillet, mil huit cent quatre-vingt-quatre.
Marseille Bordeleau,
attesté Rob. Trudel, Not. Pub.
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