Les habitants
( Baqqhus, Q par su tête, 1998)

Cette chanson existe en plusieurs versions, dont l'une était fredonnée par Hervé Larochelle et l'autre par Jean-Louis Bordeleau, cousin de Roger Bordeleau. Baqqhus a fait la sienne, suivie d'une «Petite gigue» d'Émilie Brûlé et tapée à la Marco Baillargeon. Veuillez noter que les paroles de cette chanson, ainsi que les autres extraits du même album, sont sujets aux droits d'auteur (consulter le groupe Baqqhus pour plus de renseignements).


(Texte tiré de l'album CD)

(Sur l'air de Marianne s'en va-t-au moulin)

On a beau être des habitants
L'amour ça nous chatouille tout l'temps (bis)
On a toutt' un p'tit queq'chose
Dont on ignore la cause

Pis quand on a ce chatouillement
Y faut s'gratter tout l'temps (bis)

Je suis un garçon de St-Côme
Je suis gêné, c'est effrayant (bis)
Chez nous on fait carême
P'on aime l'amour quand même

Pis quand j'veux m'faire détarauder
À Montréal, j'vas m'promener (bis)

Il n'y a déjà pas si longtemps
J'me promenais su'a rue St-Laurent (bis)
Une jeune fille m'arrête
P'avec un signe de tête

Puis elle me dit: Mon p'tit chéri
Viens donc vouère mon logis (bis)

Ah! j'irais ben, c'est pas si loin
Elle me répondit: St-Urbain! (bis)
À sa porte, je m'arrête
Elle me dit: T'a donc d'l'air bête!

Si j'ai d'l'air bête, que voulez-vous
Je n'ai que trois trente sous (bis)

Chéri, ce n'est pas pour tes sous
Mais bien pour tes grands yeux si doux (bis)
J'ai suivi la commère
Par devant, par derrière

J'ai visité les quatre plans
D'son p'tit appartement (bis)

Elle a les yeux pis le nez rond
Et les cheveux en tire-bouchon (bis)
Sa taille est longue et drette
J'vous dit qu'elle est bien faite

P'apart d'une jambe qu'elle a en bouâ,
Le reste, on n'en parle pas! (bis)

Vous n'saurez pas c'qui s'est passé
Jamais d'vot' vie, vous n'le saurez (bis)
J'ai jamais vu une femme
Avec autant de classe

Elle m'a bien pris tout ce que j'avais
M'a vidé l'porte-monnaie (bis)

Il parait que la semaine dernière
Elle s'est engagée infirmière (bis)
Elle souègne les enflures,
Les coupures, les blessures

Parait qu'ça bat au régiment
Pour avouère du pansement (bis)

Si je suis né pour un p'tit pain
C'est pas la faute de mes voisins (bis)
J'sus né dans l'mois d'octob'e
Derrière une grosse commode

J'ai attendu au mois d'avril
Pour m'faire sécher l'nombril (bis)



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