Anciens Bordeleau de France


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Paint par Pierre Mignard, Louvre
Vue agrandie (43 Ko)

Francoise d'Aubigné, marquise de Maintenon. (1635-1719).

Image tirée de Esther Singleton, ed. «Famous Women Described by Great Writers». New York: Dodd, Mead & Co, 1907.

Majeur en 1651, Louis XIV (1638-1715) reste sous l'influence de Mazarin qui lui fait épouser Marie-Thérèse d'Autriche en 1660, laquelle lui donne l'année suivante un fils, le Grand Dauphin.

Louis XIV a eu plusieurs enfants bâtards dont trois de Françoise Athenais Rochechouart, Marquise de Montespan (1641-1707). Ces derniers furent par la suite légitimés. Après la mort de Marie-Thérèse en juillet 1683, Louis XIV épouse secrètement Madame de Maintenon.


Un abbé Jacques Bordeleau aurait, semble-t-il, bénit ce mariage de Madame de Maintenon avec Louis XIV.

Les registres paroissiaux de Dampierre-sur-Boutonne commencent en 1627 mais comportent des lacunes. Trois familles Bordeleau sont mentionnées entre 1630 et 1635, celle de Jean Bordeleau, père de notre ancêtre Antoine, celle de Clément Bordeleau et celle de Marc Bordeleau, époux de Françoise de Massougnes. En 1671, on note la présence d'un nommé Gabriel de Massougnes, lequel se qualifie de «Sieur du Tabarit, du Murheau et de Vieilboutonne».

Je ne sais pas encore si Jacques, Clément et Marc Bordeleau ont un lien de parenté avec Antoine. En revanche, les registres indiquent, au 27 juillet 1630, le baptême de René Bordeleau, frère aîné d'Antoine. René a eu pour parrain et marraine René Blanchet et Claude Calliaud.


Origine des noms Bordeleau et Dampierre-sur-Boutonne

BORDELEAU: vient de Bourdelle, seigneurie d'Auvergne érigée en 1570 pour de Chariol.
[N.E. Dionne, Origines des familles canadiennes-françaises, Laflamme et Proulx, Québec, 1914, p. 63]

BORDE: décrit une ferme ou une métairie; cela désignait (par ellipse) l'«habitant de la ferme» tout comme une foule de noms dérivés, dont Bordier, Bordelier, Borderie et Bourdelin.
[A. Dauzat, Dict. étymologique des noms de famille et prénoms de France, Librairie Larousse, France, 1951, p. 52]
Je suis porté à croire que le nom de Bordeleau pourrait aussi être l'un de ces dérivés.
Bordier, Bordelier Fermier (appelé ausssi laboureur à bras) exploitant une borderie et payant une rente annuelle au propriétaire. Les borderies inférieures en général à 10 ha étaient plus petites que les métairies et le bâtiment principal ne comportait qu'une ou deux pièces.

«Bordeleau»* fait partie de la série importante des dérivés de «borde» en ancien français. Une borde a été une cabane, puis une ferme dans de nombreuses régions. Le mot est issu d'un mot francique «borda». Le tenancier d'une borde s'est fréquemment appelé «bordier». Le locataire ou voisin d'une borde médiévale a été nommé «Bordeau, Bourdeau, Bordet, Bourdet, Bordot, Bourdot, Burdot...». Un sous-dérivé de Bordeau a été Bordeleau. En Bourgogne, tous ces patronymes ont existé avec des Borde et des De La Borde. Le plus ancien «Bordeloz» que j'ai relevé habitait en 1274 le village de Grosbois en Côte-d'Or. Il n'a bien sûr qu'une parenté linguistique avec votre ancêtre français. La famille rescapée de ces patronymes formés sur «borde» est dans notre région celle des «Beurdeley».
   * [M. Montsaint.  Communication personnelle, juillet 1998]

DAMPIERRE: baronie dans le pays d'Aunis, sur la Boutonne, aux frontières de la Saintonge. Cela a donné le nom à une maison qui a fini en 1603 par Claude-Catherine de Clermont (née vers 1543), dame de Dampierre, mariée à 15 ans au Maréchal Jean d'Annebant, Baron de Retz. En 1565, elle épouse en deuxième noces l'italien Albert de Gondi, conseiller favori de la reine et vaillant capitaine d'armes. Ce dernier reprend le titre de Baron de Dampierre, Duc de Retz, et reçoit celui de Maréchal de France en 1573.
[tiré en partie du Dictionnaire Saugrain, 1726, et de A. Perreaut, Le château Renaissance de Dampierre-sur-Boutonne, Éd. Combier, Macon, 1984.]

DAMPIERRE-SUR-BOUTONNE: petit village de l'ancienne région du Poitou, laquelle comprenait les départements de la Vienne, des Deux-Sèvres et de Vendée. Poitiers était la capitale du Haut-Poitou, tandis que Fontenay était la capitale du Bas-Poitou.

Un impressionnant château, reconstruit à la Renaissance, est encore aujourd'hui présent à Dampierre-sur-Boutonne. On peut le visiter tous les jours l'été, mais seulement le week-end en hiver. Parmi les éléments remarquables de ce château: galerie du premier étage et plafond aux 93 caissons sculptés de thèmes symboliques empruntés à d'anciens traités d'alchimie.



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