L'An Dro

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An Dro est un mot breton qui veut dire «plein cercle», tandis que Hanter Dro veut dire «demi-cercle». L'An Dro est une très ancienne danse bretonne, probablement la plus connue de Bretagne. Vous savez, c'est celle où l'on se tient par les petits doigts, en gesticulant des bras, en chantant la «jument de Michao» ... Le principe de cette danse en 6 temps est simple; il s'agit d'une danse de base, dont la seule difficulté réside dans la coordination bras-jambes.

Attachons-nous d'abord au mouvement des pieds. Il s'agit de trois petits pas effectués vers...la gauche, merci!....(ça va finir par rentrer)...le déplacement est très léger: on se fatigue déjà suffisamment comme ça. Pas besoin de courir! Ces trois petits pas effectués, les danseurs piétinent sur les trois derniers temps :

1-2-3 (progression),  4-5-6 (sur place)

On peut se référer au tableau ci-dessous, à lire de droite vers la gauche (sens de déplacement):

De la position de départ, pieds joints,
on effectue un déplacement vers la gauche
sur trois temps:

«gauche-droite-gauche»


temps 3


temps 2


temps 1
<-- position de départ,
pieds joints

Une fois le temps 3 effectué, le pied droit touche le sol
(temps 4), et le danseur piétine, sans déplacement.

«droite-gauche-droite»


temps 6

retour au temps 1
(appui sur le pied gauche)


temps 5


temps 4

Le mouvement des pieds acquis, on peut s'entraîner à y appliquer le mouvement des bras. Le mieux à faire est de décomposer ce mouvement en trois temps qui se superposeront sur les pas:

Les danseurs se tiennent par les petits doigts, alternés garçons-filles, perpendiculaires à la ligne de danse.

Les bras dessinent dans l'espace une trajectoire courbe... une sorte de chiffre 9. On apprend généralement aux danseurs novices à dire, en bougeant les bras:  «on-en-roule, on-dé-roule».  Même si ces deux propositions ne brillent pas par leur style, elles permettent néanmoins de faire «coller» aux pas les mouvements des bras.

Il est essentiel ici que les danseurs évitent de sautiller. Sinon, les petits doigts en prennent un sacré coup!

Jugez par vous-même de l'engouement pour cette danse en lisant ces commentaires que j'ai reçu récemment de l'un de mes correspondants:

«Je ne connaissais pas la danse An Dro, je l'ai découverte il y a un mois à peine. Quel enthousiasme, quelle joie, quel charisme se dégage du groupe des danseurs. C'est presque un effet de transe collective, un partage, le plaisir d'être ensemble et de retrouver peut-être cette notion de groupe ou de communauté qui a tendance à disparaître à notre époque où chacun se renferme sans se soucier de l'autre.»
Philippe TARDIF,  France



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