Familles Bordeleau en Alberta
La vie ne fut pas vraiment tendre à l'égard de Ludger Bordeleau. Cinq de ses enfants décédèrent avant d'avoir atteint l'âge d'un an. Son dernier enfant est prénommée Emma comme sa mère, mais aucune des deux ne survit au pénible accouchement. Ludger attend presque deux ans avant de se remarier en 1906, et l'année suivante, lui et son épouse ainsi que les cinq autres enfants partent refaire leur vie à Bonnyville, Alberta. C'est ainsi que Ludger et son frère Joseph, ainsi que Henri et Ovila Bordeleau, deux des enfants de Ludger, purent obtenir des concessions de terres fédérales en Alberta. Plusieurs Bordeleau résident maintenant dans cette petite ville d'environ 5 000 habitants, et bon nombre d'entre eux descendent d'Adrien et d'Albert Bordeleau, tous deux petits-fils de Ludger.
Vue agrandie C-030621
Vue agrandie (42 Ko)Charrue Van Slyke fabriquée en 1910, à Red Deer, Alberta, par le forgeron Frank Van Slyke. Elle est présentement exposée au musée provincial de l'Alberta. Ce genre de charrue est du type qu'Albert Bordeleau aurait probablement utilisé sur sa ferme.
Vue agrandie (34 Ko)
Près d'un tiers des résidents de Bonnyville ont des ancêtres de France, et plusieurs d'entre eux sont parmi les fondateurs de la ville il y a environ 100 ans. L'influence française à Bonnyville remonte à 1902, date à laquelle les missionnaires catholiques francophones s'y sont établis. Ils furent bientôt aidés dans leur tâche par les Soeurs Grises de la Charité qui fondèrent l'Hôpital St-Louis, ainsi que par les Soeurs de Sainte-Croix et les Soeurs de l'Assomption qui s'occupèrent d'éducation. Ce chapitre d'histoire s'est terminé en juin 1996 alors que les Soeurs de l'Assomption ont fermé leur couvent et ont quitté Bonnyville après presque 60 ans de services.Au début du siècle, entre 1907 et 1908, plusieurs Canadiens-français se sont établis dans la région. Parmi les missionnaires, on note la présence du Père François Bonny, qui a donné son nom à la ville. Il y avait aussi l'abbé Adéodat Thérien qui s'était laissé convaincre par l'abbé Albert Lacombe à venir aider les Métis de la région.
En 1908, Ernestine Ouimet débute la première école avec une classe de 7 élèves, tandis que l'abbé Bonny s'occupe de construire son église. La même année, il ouvre le premier bureau de poste sous le nom de Bonnyville. Le Révérend John Duclos de l'église presbytérienne fonde une mission protestante et française dès l'année suivante. Puis en 1915, on érige la région en district municipal suite à une pétition lancée par Pierre Robitaille.
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